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Entretien de parcours professionnel : les nouvelles règles s'appliquent à toutes les entreprises depuis le 1er octobre 2026

Photo du rédacteur: Clément RAINGEARD
Clément RAINGEARD
il y a 10 minutes
2 min de lecture

La loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, publiée au Journal officiel du 25 octobre 2025, a transposé les accords nationaux interprofessionnels relatifs à l'emploi des salariés expérimentés et au dialogue social. Elle a notamment remplacé l'entretien professionnel par un nouvel « entretien de parcours professionnel ».


Ces règles s'appliquent depuis le 26 octobre 2025. Dans les entreprises où un accord collectif fixait la périodicité des entretiens, elles s'appliquent depuis le 1er octobre 2026.



Ce qui change


  • Un premier entretien dans l'année qui suit l'embauche, puis au moins tous les 4 ans (contre 2 ans auparavant). Un accord d'entreprise ou, à défaut, de branche peut prévoir une périodicité plus courte, mais pas plus longue.

  • Un entretien de mi-carrière, organisé dans les deux mois qui suivent la visite médicale de mi-carrière prévue à l'article L. 4624-2-2 du Code du travail.

  • Un entretien de fin de carrière : le premier entretien organisé dans les deux années qui précèdent le 60e anniversaire du salarié porte également sur le maintien dans l'emploi et les aménagements de fin de carrière.

  • Un état des lieux récapitulatif tous les 8 ans (contre 6 ans auparavant).


L'entretien se tient pendant le temps de travail, avec un supérieur hiérarchique ou un représentant des ressources humaines. Il ne porte pas sur l'évaluation du travail du salarié et donne lieu à un document écrit, dont une copie est remise au salarié.


Pourquoi la date du 1er octobre 2026 compte


Les entreprises couvertes par un accord collectif fixant la périodicité des entretiens disposaient d'un délai pour se mettre en conformité. Depuis le 1er octobre 2026, un accord non renégocié qui prévoit une périodicité supérieure à 4 ans ne peut plus s'appliquer : ce sont les règles légales qui prennent le relais. Les accords prévoyant une périodicité plus courte restent en vigueur.


Pour les entretiens qui n'étaient pas encore échus au 26 octobre 2025, le ministère du Travail précise que le nouveau délai de 4 ans court à compter du dernier entretien réalisé.


La sanction dans les entreprises d'au moins 50 salariés


Dans les entreprises d'au moins 50 salariés, l'abondement correctif de 3 000 euros sur le compte personnel de formation (CPF) du salarié est maintenu. Il est dû lorsque le salarié n'a pas bénéficié des entretiens prévus sur les 8 dernières années et n'a suivi aucune formation autre que celles liées à l'adaptation à son poste ou au maintien dans l'emploi.



Les points à vérifier

  • le calendrier des entretiens de chaque salarié, recalculé à partir du dernier entretien réalisé ;

  • les éventuels accords d'entreprise ou de branche fixant la périodicité des entretiens ;

  • les trames d'entretien, pour y intégrer les entretiens de mi-carrière et de fin de carrière ;

  • la remise systématique d'un document écrit au salarié.


Article d'information générale, à jour au 31 octobre 2026. Il ne constitue pas une consultation juridique.

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